La Grande Révolution domestiqueCe livre propose une histoire de larchitecture fministe en revenant sur les thories de plusieurs penseuses et thoriciennes tatsuniennes (Malusina Fay Pierce, Mary Livermore, Charlotte Perkins Gilman, etc.) qui postulaient ds le XIXe sicle que la prise en charge intgrale du travail domestique par les femmes constituait une des causes fondamentales des ingalits de genre. La Grand Rvolution domestique donne voir les plans innovants et les stratgies
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Ce livre propose une histoire de l’architecture féministe en revenant sur les
théories de plusieurs penseuses et théoriciennes étatsuniennes (Malusina Fay
Pierce, Mary Livermore, Charlotte Perkins Gilman, etc.) qui postulaient dès le
XIXe siècle que la prise en charge intégrale du travail domestique par les
femmes constituait une des causes fondamentales des inégalités de genre. La
Grand Révolution domestique donne à voir les plans innovants et les stratégies
visionnaires de ces femmes ayant contribué à remettre en question notre manière
de concevoir les logements et les villes modernes afin d’accompagner les femmes
vers une plus grande indépendance économique et ainsi permettre l’égalité
sociale. Dans ce livre, Dolores Hayden analyse les sources utopiques et
pragmatiques des programmes de réorganisation domestique proposés au XIXe siècle
par certaines féministes et donne à voir les conflits de classe, de race et de
genre qu’elles ont rencontrés. Cette histoire d’une tradition intellectuelle peu
connue en France offre une nouvelle interprétation de l’histoire du féminisme,
du logement et de l’urbanisme. L’autrice montre comment l’idéologie politique
défendue par ces féministes de la première heure les a amenées, dès le XIXe
siècle, à concevoir des espaces physiques innovants pour créer des coopératives
de femmes au foyer, des maisons sans cuisine, des garderies, des cuisines
partagées et des salles à manger communautaires. En évoquant ces premières
luttes féministes pour la transformation environnementale et économique de la
société étatsunienne, Dolores Hayden met en lumière les contradictions
économiques et spatiales fondamentales que certaines formes de logement
dépassées (logements individuels notamment) ou services communautaires
inadéquats (absence ou déficit de crèches par exemple) créent, aujourd’hui
encore, pour les femmes – constat qui n’est pas sans faire écho au regain
d’intérêt pour les modes de vies en collectivité ou les résidences partagées au
début des années 2020.